Exposition Master Mind

Master Mind – Galerie Commune Esä


24 / 31 mars 2016

Avec : Jules Barron, Maxime Bouquillon, Julien Bourgain, Elsa Califano, Louis Carmine, Lorine Cornard, Sophia Daveluy Moussaoui, Lucie Dupont, Charles Gallay, Estelle Le, Mathieu Locquet, Jonathan Paquet, Lina Qi
Conduit par : Nathalie Stefanov, Stéphane Cabée
Suivi de production : Claire Malrieux et Anne-Emilie Philippe
Estelle Lee, Brain3000, bois, gravure laser, plexiglas, argile, résine, 40 x 60 cm, 2015
BARRON CARMINE GALLAY E.I.E.JB.LC.CG Esa Npdc 2016
BARRON CARMINE GALLAY E.I.E.JB.LC.CG Esa Npdc 2016
BARRON CARMINE GALLAY E.I.E.JB.LC.CG
Esa Npdc 2016
Mur de la recherche. Processus collectif

Journée d’étude « Pollens et polluants »

Journée d’étude « Pollens et polluants » 

Mardi 23 octobre

L’esä, le Learning Center de Dunkerque et le Labex CaPPA organisent la journée d’étude « Pollinisation ».

Avec : 

Nicolas Visez (maître de conférence au PC2A Physicochimie des processus de Combustion et de l’Atmosphère, Université de Lille) –

Marie Choël (maître de conférence au LASIR Laboratoire de Spectrochimie Infrarouge et Raman, Université de Lille)

Présentation des intervenants

Olivier Schefer (Professeur des universités en esthétique à Paris 1-Panthéon Sorbonne, membre de l’Institut ACTE)
Nicolas Visez et Marie Choël traiteront de cette particule spécifique qu’est le pollen dans l’atmosphère alors qu’Olivier Schefer, Professeur d’esthétique à Paris 1 traitera de Novalis , ce romantique allemand qui a réuni ses pensées sous le titres « Grains de pollens ».

Argument

 « L’atmosphère que nous respirons est à la fois le lieu et le médium d’un brassage planétaire. Il véhicule à travers le monde quantités de particules de provenances diverses : quand certaines, comme les sables, les sels marins et les pollens, sont naturelles, d’autres sont d’origines urbaines ou industrielles : ce sont des polluants. Les agences de surveillance en font le comptage ; mais quels sont les protocoles et les instruments qui permettent aux scientifiques de les identifier, à dessein d’en mesurer les impacts sanitaires ? Peut-on, à cet égard, établir un lien entre la hausse de la pollution de l’air et l’augmentation des cas d’allergie aux pollens, en observant que les polluants particulaires et gazeux altèrent la composition physico-chimique de ces derniers ? Voilà de quoi viendront nous entretenir deux scientifiques, en s’appuyant sur des images microscopiques d’une troublante beauté. Un philosophe de l’esthétique les rejoindra, pour méditer en quoi les effets de dissémination et de contamination propres au grain de pollen peuvent inspirer une manière de penser et de créer. »

Programmation

Marie Choël : La pollution atmosphérique : belle et mortelle ?

Marie Choël est maître de conférences au LASIR (Laboratoire de Spectrochimie Infrarouge et Raman) depuis 2008 (Faculté des Sciences et Technologies de l’Université de Lille) où elle développe des travaux de recherche sur la pollution atmosphérique par les particules. Marie Choël est spécialisée d’une part dans les prélèvements de particules dans l’atmosphère et d’autre part dans les analyses physico-chimiques à l’échelle du micromètre (taille d’une particule atmosphérique). Ses travaux font partie intégrante des activités de recherche développées dans le projet Labex CaPPA (Laboratoire d’Excellence Chemical and Physical Properties of the Atmosphere). Elle est auteur d’une vingtaine d’articles scientifiques. Plus d’information : profil de Marie Choël sur le site web du LASIR

Son intervention sera centrée sur la pollution particulaire. Les particules atmosphériques proviennent de nombreuses sources (industrielles, urbaines mais aussi naturelles) ce qui leur confèrent des différences importantes dans leurs compositions chimiques et leurs tailles. Ces caractéristiques influencent particulièrement leurs effets sanitaires. Cette présentation sera l’occasion d’interroger les valeurs réglementaires de mesure de la pollution atmosphérique et également de découvrir des images saisissantes de microscopie électronique.

Marie Choël, (maître de conférence au LASIR Laboratoire de Spectrochimie Infrarouge et Raman, Université de Lille

Nicolas Visez : Le pollen est-il un polluant atmosphérique ?

Nicolas Visez est maître de conférences au PC2A (Physicochimie des processus de Combustion et de l’Atmosphère) depuis 2008 (Faculté des Sciences et Technologies de l’Université de Lille) où il anime une thématique de recherche portant sur les effets de la pollution atmosphérique sur les pollens. Ses recherches s’axent spécifiquement sur les altérations physico-chimiques que les polluants atmosphériques gazeux et particulaires provoquent sur les pollens allergisants. Nicolas Visez est Président régional de l’APPA (Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique). Il est l’auteur d’une vingtaine d’articles scientifiques. Ses travaux font partie intégrante des activités de recherche développées dans le projet Labex CaPPA (Laboratoire d’Excellence Chemical and Physical Properties of the Atmosphere).Plus d’information : suivez le compte twitter de Nicolas Visez @NicolasVisez; consultez le site web du PC2A.

Son intervention portera sur les facteurs environnementaux et l’évolution des modes de vie que l’on suppose impliqués dans l’augmentation de la prévalence de l’allergie pollinique ces dernières décennies. Des exemples concrets de modifications des propriétés biologiques, physiques et chimiques des pollens par la pollution atmosphérique seront décrits.

Nicolas Visez, maître de conférence au PC2A Physicochimie des processus de Combustion et de l’Atmosphère, Université de Lille

Module Co-création art & science Polytech’Lille Esä

Module Co-création art & science

Polytech’Lille – Ecole supérieure d’art du Nord-pas-de-Calais (Esä)

Lieux : Polytech’Lille et Esä, Tourcoing, Métro Centre

Étudiants concernés : Niveau Master (16 étudiants Polytech ; 10 étudiants Esä)

Porteurs du projet :

Polytech’Lille : Christophe Chaillou – Rodolphe Astori

Esä : Martial Chmiélina – Nathalie Stefanov – Stéphane Cabée

Avec la participation de Corentin Spriet, Ingénieur CNRS, plateforme TISBio et de Stanislav Kurakin, étudiant artiste 

Séances antérieures au Module art & science

Jeudi 18 octobre – 18h30 – Polytech’Lille

Sujet : Les projets de co-création art & science comme accélérateurs d’idées

Avec : Nathalie Stefanov, historienne de l’art, responsable du Programme de recherche Images, sciences et technologies (Prist) – Stanislav Kurakin, étudiant artiste, Corentin Spriet, Ingénieur de recherche CNRS.

Jeudi 13 décembre – 11h00 – 14h00 – Polytech’Lille

Dix étudiants art de l’Esä présentent sous une forme courte et en image leur projet pour lesquels ils ont besoin de compétences / ingénieur. Une visite du Fabricarium est ensuite organisée pour les étudiants Esä.

Encadrement : Nathalie Stefanov – Stéphane Cabée – Christophe Chaillou – Rodolphe Astori

Module Co-création art & science, janvier 2019

Présentation

Les collaborations entre artistes et ingénieurs tentent aujourd’hui à s’accélérer. Ce module permet d’en faire l’expérience, en faisant travailler les étudiants ingénieurs de Polytech’Lille avec les étudiants artistes de L’école supérieure d’art du Nord-pas-de-Calais (Esä). Le module comprend une initiation à l’histoire des oeuvres situées à l’interface des arts et des sciences. Il se poursuit par la rencontre avec un artiste contemporain, dont les oeuvres complexes – numériques et interactives, souvent dotées de formes et matériaux innovants -, sollicitent les compétences en ingénierie, transformant l’ingénieur en co-créateur de l’oeuvre. Enfin, le module amène l’étudiant ingénieur à répondre aux questions et besoins que se posent dix étudiants en art au sujet de leur installation artistique et à inventer des solutions innovantes en dialogue avec ces jeunes artistes dont les prototypes seront présentés le 28 février 2019 à la Galerie Commune (Esä Tourcoing). Ce module s’inscrit dans le parcours Prist art & science qui interroge cette année le réchauffement climatique par une approche artistique et scientifique, en partenariat avec le labex CaPPA (voir annexe).

Contenu du Module

11 janvier

Demi-journée 1

Lieu : Esä

En présence des étudiants Ingénieur et Art. Une conférence par Nathalie Stefanov sur l’histoire des pratiques art & science. Une intervention de Christophe Chaillou sur la méthodologie des ingénieurs (Fiche technique, cahier des charges). Une courte présentation par les étudiants Polytech et Esä de leur spécialisation.

Demi-journée 2

La journée se poursuit par un travail en petit groupe centré sur les questions posées par les projets des étudiants en art. Une visite des équipements de l’Esä est prévue (menuiserie, salle informatique, imprimante 3D, salle de sculpture, de typographie, de peinture, de sérigraphie, Galerie Commune où seront présentés les prototypes). Les objectifs et leur mode de réalisation sont posés à la fin de la journée (rédaction du cahier des charges).

Du 21 au 25 janvier

Demi-journée 3

Le Module se poursuit par la rencontre avec un artiste dont les oeuvres complexes, parfois numérique et interactives, souvent dotée de formes et matériaux innovants, sollicitent les compétences en ingénierie. L’artiste fera travailler les étudiants Ingé et art sur ces questions.

Demi-journée 4 / 5 / 6

Réalisation du cahier des charges élaboré le 11/01/19. Les étudiants ingé et art choisissent où  travailler (à Polytech ou à l’Esä) en fonction des projets et des équipements nécessaires.

Le bilan et l’évaluation du Module sera réalisé pendant cette semaine, par les enseignants de Polytech et de l’Esä.

Bibliographie :

Site FOOR : Relais des collaborations Art/Sciences-Technologies en Hauts-de-France et Belgique

Site du Programme Images, sciences et technologie Prist

Derniers ouvrages réalisés par l’Esä dans le cadre de Prist qui présentent les projets des étudiants art.

Catalogue d’exposition Master Mind, Ecole supérieure d’art du Nord-pas-de-Calais (Esä), 2016 Catalogue Master Mind

Catalogue d’exposition Cells Fiction, Edition Espace Croisé, 2017 Catalogue Cells Fiction

Catalogue d’exposition Collisions, Ecole supérieure d’art du Nord-pas-de-Calais (Esä), 2018 Catalogue Collisions

Corentin Spriet : Plateforme Microscopie photonique TISBio

Intervenant 2017-2018

Durant l’année universitaire 2017-2018, l’Esä a invité plusieurs intervenants afin d’apporter aux étudiants en art, un savoir spécifique en fonction de la thématique, celle qui  questionne la physique des particules, l’univers primordial et le rapport de l’homme à l’espace.

Nous présentons ici l’ensemble des conférences et des workshops qui se sont déroulés à l’Esä.

Charlotte Bigg

Conférence de Charlotte Bigg, Esä, 26 novembre 2017

Historienne des sciences, chercheuse au CNRS, Centre Alexandre Koyré

Le siècle de l’atome en image
26 octobre 2017
Esä, Site de Tourcoing

Dans le cadre du programme de recherche Images, sciences et technologies, l’Esä invite l’historienne des sciences Charlotte Bigg, Chercheuse au CNRS, Centre Alexandre Koyré (Paris). Il sera question de l’atome, entité invisible mais qui paradoxalement est à l’origine d’une production iconographique importante depuis le début du XXe siècle, de la photographie de la radioactivité par Becquerel au champignon atomique encore au logo IBM fait d’atomes individuels de xénon, emblème des nanosciences ».

affiche de la conférence de Charlotte Bigg, Esä, 26 octobre 2017

Conférence de Charlotte Bigg, Esä, 26 novembre 2017

 

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Floriane Germain 

Docteur/PhD. muséologie, médiation patrimoine, pour l’Observatoire de l’Espace du CNES

L’Observatoire de l’Espace du CNES, un laboratoire arts-sciences à part
16 novembre 2017
Amphithéâtre du Pôle Arts Plastiques
Esä, site de Tourcoing
« Les relations arts-sciences sont en général envisagées comme un échange technologique et techniciste entre un artiste et un scientifique. L’artiste s’empare d’une technologie pour réaliser sa création, aidé par le scientifique. L’Observatoire de l’Espace envisage ces relations d’un point de vue plus large en incluant les sciences humaines et sociales. Porteur d’une vision anthropologique de l’espace, il cherche à apporter toute cette complexité de vue à la création. Par la mise en lumière d’un patrimoine spatial peu connu mais porteur de récits qu’il propose à des artistes pour inspirer leur réflexion artistique, l’Observatoire de l’Espace initie de nouveaux récits et de nouvelles appropriations du monde spatial, éloigné de son seul aspect technologique et scientifique pour réfléchir à ce que l’Espace fait à l’Homme. »

 

Affiche de l’intervention de Floriane Germain, 16 novembre 2017

Aurélien Barrau

Astrophysicien, laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie (CNRS-IN2P3)

L’espace-temps à l’épreuve de l’esthétique
23 novembre 2017
Amphithéâtre du Pôle Arts Plastiques
Esä, site de Tourcoing

Dans cette conférence, je commencerai par dresser le tableau de l’état des connaissance scientifiques quant à l’origine de l’Univers et à la structure de l’espace-temps. Puis nous ferons face aux difficultés qui fissurent cette vision et qui pourraient servir de guides ou de signes pour élaborer les prochaines représentations du Cosmos. Enfin, nous interrogerons ces concepts depuis des points de vue philosophique et esthétique.
Affiche de l’intervention de Aurélien Barrau, novembre 2017
Conférence Aurélien Barrau, présentation par Nathalie Stefanov et Cyril Crignon, Esä, 23 novembre 2017
Photographie de Aurélien Barrau pour un projet artistique de Marie Rosier

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Entretien filmé de Aurélien Barrau par Cyril Crignon, réalisé e 22 novembre 2017

Intersection entre art et science

Lire l’entretien retranscrit : Entretien-avec-Aurélien-Barrau par Cyril Crignon

Présentation du programme Cells Fictions

2016-2017 : Cells Fictions

  • Organisation : Esä, en partenariat avec Espace Croisé, Centre d’art contemporain et la plateforme de microscopie photonique, TISBio

Téléchargement du catalogue

Pour davantage d’informations, vous pouvez consulter le site Espace croisé 

En septembre 2016, le centre d’art contemporain Espace Croisé et la plateforme de microscopie photonique, TISBio ont débuté une collaboration avec le programme de recherche Images, sciences et technologies, devenant ainsi les partenaires indispensables à la mise en oeuvre des diverses étapes de son élaboration.

Dans la perspective d’approfondir la réflexion sur la place de l’imagerie scientifique, il nous a semblé intéressant d’associer à notre recherche la photothèque du CNRS, qui détient un fond de plus de 50 000 images issues de laboratoires.

En consultant la base de données du fond mise à la disposition des étudiants, plusieurs questions se sont posées. Quel regard le monde de l’art porte-t-il sur les images scientifiques, dont certaines manifestent les choix esthétiques du monde des sciences expérimentales ? Les conventions et les lois physiques peuvent-elles, seules, justifier l’apparence de certaines images scientifiques ? A cette étape, nous avons choisi de travailler à partir des recherches menées actuellement dans le cadre théorique des Visual studies pour élargir notre approche de l’iconographie scientifique. Comment se fabrique une image scientifique ? Dans quel contexte ? Pour quel public ? Qu’en est-il de la place de l’auteur dans la production de ces images ?

Pour tenter de répondre à ces questions, désirant une fois encore mettre “la main à la pâte”, notre programme de recherche s’est associé avec la Plateforme en microscopie photonique TISBio, grâce à laquelle il fut possible pour les étudiants d’élaborer leurs propres images à partir de l’usage de microscopes.

Si certains étudiants ont étudié les minéraux ou les propriétés de la lumière, beaucoup ont travaillé à partir des cellules, humaines ou végétales. Ils purent ainsi s’interroger sur les informations qu’elles contenaient ainsi que sur la manière de les rendre visibles, par l’introduction de couleurs ou par la fluorescence. Les séances au sein de la plateforme de microscopie se sont multipliées, conduisant les étudiants de Master de l’Esä et de l’Université (du département Arts de l’Université de Lille -Sciences Humaines et Sociales) à se nourrir de lectures scientifiques, à répéter les expériences et les phases d’observation, à transférer la recherche artistique au coeur de la pratique scientifique. Les échanges entre les étudiants en art et Corentin Spriet, responsable du laboratoire TISBio furent constitutifs de la construction partagée des protocoles et des observations. Deux expositions, intitulées chacune Cells Fictions et accompagnées d’un catalogue furent élaborées pour rendre compte des résultats plastiques de ces rencontres entre art et science. 

L’exposition Cells Fiction #1 s’est tenue à la Galerie Commune du jeudi 23 mars au vendredi 7 avril 2017, regroupant les réponses plastiques des étudiants aux interrogations posées par la science.

Et l’exposition Cells Fiction#2 eut lieu à Espace Culture, du 16 mai au 2 juin 2017, Université de Lille Cité Scientifique, Villeneuve d’Ascq

 

 

Présentation du programme Master Mind

2015-2016 : Master Mind

Téléchargement du catalogue

Laboratoire concerné :  Le SCALab, (Sciences Cognitives & Sciences Affectives), Université de Lille, 2015-2016

En 2015, nous avons amorcé la réflexion sur les possibles rencontres entre les arts et les sciences en orientant la recherche sur la question du corps dit “”augmenté”. Cet axe fut choisi par sa capacité à réunir à la fois les problèmes artistiques  et scientifiques relatifs au corps et au numérique et en tenant compte de la place importante que prenait alors dans l’actualité de la recherche scientifique l’intelligence artificielle. C’est sous l’angle des connaissances récentes produites dans le domaine des sciences cognitives que cet axe fut construit. Les rencontres avec des chercheurs en sciences cognitives eurent lieu au sein de la Plateforme technologique EquipEx. C’est ainsi que les étudiants ont pu prendre part à des « passations » dont l’objectif était de comprendre la réaction de leur cerveau à des stimuli liés au langage.

S’intéresser à la cognition, c’est interroger les processus et les mécanismes de l’apprentissage, la mémoire, l’émotion, le langage, la perception. Ici Louis Carmine est doté d’un d’électroencéphalogramme pour que le chercheur observe comment la fonction du langage s’élabore. Il s’apprête à dialoguer avec un ordinateur. Puis l’imagerie cérébrale prend le relais pour dénicher dans le cerveau humain comment la fonction du langage se met en place face à la machine. Il s’agit donc de mesurer l’activité du cerveau grâce à des électrodes posées sur le cuir chevelu. On récupère les courants, on repère les oscillations sur un tracé qui a les mêmes caractéristiques que les ondes sonores :  la fréquence d’oscillation et son amplitude.

Les étudiants ont pu saisir l’opportunité de visualiser sur écran leurs ondes cérébrales et d’intégrer cette imagerie cérébrale au sein de leur pratique. Les résultats de ces expériences et les travaux plastiques et visuels qu’elles ont suscitées  ont été réunis dans une exposition et un catalogue édité en 2016 sous le titre de Master Mind.

Plaine Image, Salle de conférence de la Plateforme technologique EquipEx, Cours sur les neurosciences aux étudiants de l’Esä, par Laurent Sparrow, octobre 2015
Préparation au test cognitif Plateforme technologique EquipEx, par le Laboratoire SCALab où sont menées des recherches en sciences cognitives et affectives. Ce laboratoire regroupe des chercheurs en psychologie en neurosciences fonctionnelles. Angèle Brunellière, chercheur associée au laboratoire, y effectuait alors une étude concernant les liens entre le cerveau et le langage. D’abord observateurs, Jules Barron et Louis Carmine sont devenus participants, prêtant
leurs activités cérébrales impliquées dans le langage aux mesures en
cours par électro-encéphalographie.

Le site de la Galerie Commune où s’est tenue l’exposition présente quelques vues de l’exposition Master Mind.

Présentation du programme 2018/2019

PRIST 2018 / 2019

Programme de Recherche Images, Sciences et Technologies

Approches scientifiques et artistiques du réchauffement climatique par l’atmosphère, l’électricité, le pollen, la pollution …

LOA, Distribution planétaire des aérosols vue depuis l’espace

Le programme s’adresse aux étudiants de l’Esä en années 3 – 4 – 5  et aux étudiants du Master Arts de l’Université de Lille

Contenus :

PRIST s’attache à développer des conversations entre l’art et la science en construisant des échanges et des rencontres entre les étudiants et les chercheurs, depuis les laboratoires scientifiques. Ce programme de recherche amène les étudiants à participer à des expositions et à présenter leur contribution au sein d’un catalogue auquel contribuent les scientifiques. Il fait suite aux recherches menées depuis 2015 donnant naissance aux expositions et catalogue Master Mind (2016), Cells Fiction (2017), Collisions (2018). La rencontre directe avec les chercheurs, les protocoles et les instruments des laboratoires scientifiques partenaires permet aux étudiants d’interroger autrement les modalités de leur propre création, induisant ainsi une autre manière de réfléchir à ce que peut être une recherche en art lorsqu’elle s’appuie sur le matériau “science”. 

En 2018/2019, nous interrogerons l’atmosphère en mobilisant plusieurs acteurs : des philosophes de l’environnement (E. Coccia), des scientifiques rattachés au Labex CaPPA ainsi que les artistes, Karine Bonneval et HeHe qui interviendront sous la forme d’un workshop.  En janvier 2019, les étudiants participeront au module Art & Science à Polytech’Lille au sein du Fabricarium, module qui engagera les étudiants en art à produire leurs travaux plastiques en dialogue avec des étudiants ingénieurs.

Calendrier prévisionnel des interventions :

  • Cours réguliers hebdomadaires avec les enseignants de l’Esä (voir emploi du temps)
  • 27 septembre. Intervention de Jean-François Bodart : « Les modèles animaux à l’ère de l’anthropocène : entre objets de science et individus à considérer »
  • 23 octobre : 1/2 journée d’étude. Pollinisation Learning  Center, Dunkerque. Avec : Nicolas Visez (maître de conférence au PC2A Physicochimie des processus de Combustion et de l’Atmosphère, Université de Lille) –

    Marie Choël (maître de conférence au LASIR Laboratoire de Spectrochimie Infrarouge et Raman, Université de Lille) -Olivier Schefer (Professeur des universités en esthétique à Paris 1-Panthéon Sorbonne, membre de l’Institut ACTE)
    Nicolas Visez et Marie Choël traiteront de cette particule spécifique qu’est le pollen dans l’atmosphère alors qu’Olivier Schefer, Professeur d’esthétique à Paris 1 traitera de Novalis , ce romantique allemand qui a réuni ses pensées sous le titres « Grains de pollens ».
  • 8 novembre : Visite du Laboratoire en optique atmosphérique (Université de Lille, Campus scientifique). Présentation des instruments. Présentation en bibliothèque des nouveaux axes de recherche du laboratoire « électricité » (Philippe Dubuisson).
  • 15 novembre : Olivier Perriquet : Incertitude formes (titre provisoire).
  • Du 26 au 28 novembre : HeHe, Workshop, Esä Dunkerque (sous réserve)
  • 5-6-7 décembre : Workshop avec l’artiste Karine Bonneval à l’Esä, site de Tourcoing
  • 20 décembre (14h-16h) à Esä Tg : Jérôme Riédi (laboratoire LOA et ICARE) Présentation du domaine de recherche et des travaux, présentation d’ICARE (observations satellites)
  • Janvier  (14 au 25 ): Module Art & Science Polytech’Lille
  • 22 janvier 1/2 Journée d’étude Learning Center Dunkerque : Carbonification: Jean-Baptise Fressoz, historien des sciences, des techniques et de l’environnement, Didier Vivien, artiste-théoricien, maître de conférences au département des arts plastiques de l’Université de Lille/ Dr Patrick Augustin, (LPC Dunkerque)
  •  Mardi 26 février : Hanna Husberg, artiste
  • Février : début des productions plastiques et du catalogue
  • Exposition des prototypes  : 28 février au 15 mars 2019 / Vernissage 28 février, Galerie Commune, Esä
  • Novembre – décembre 2019 : présentation de l’exposition à Espace Croisé, Centre d’art contemporain.

Enseignants Esä :

Stephane Cabée – Cyril Crignon – Nathalie Stefanov – Marie Lelouche – Silvain Vanot

En partenariat avec :

  • Labex CaPPA (LOA, ICARE, PC2A, LASIR) : Jérôme Reidi, Philippe Dubuisson, Nicolas Visez, chercheurs, Anne Burlet Parentel, médiatrice scientifique
  • Espace Croisé, Centre d’Art contemporain, Roubaix : Laura Mené
  • Laboratoire UGSF, Université de Lille  / CNRS : Corentin Spriet, Jean-François Bodart
  • Polytech’Lille, Université de Lille  : Christophe Chaillou, Rodolphe Astori

Station de mesure AERONET sur le toit du LOA (laboratoire d’optique atmosphérique) à Lille.

Présentation du programme Collisions

2017-2018 : Collisions

Téléchargement du catalogue

L’équipe du programme de recherche devant une image du détecteur CMS, CERN, novembre 2017

Depuis septembre 2017, le programme s’attache à multiplier les rencontres entre les physiciens des particules et les étudiants en art. Comme nous l’énoncions plus haut, rien ne garantissait que la physique des particules puisse susciter de l’intérêt auprès d’étudiants en art. Sauf à concevoir ce domaine sous l’angle suivant : travailler sur les particules, c’est se tourner vers l’étude des constituants fondamentaux de la matière, c’est se demander de quoi est constitué l’univers primordial. Interroger le monde subatomique, c’est aller au coeur de la recherche, en observant ces gigantesques instruments que sont les accélérateurs de particules ou ces puissants microscopes dont on suppose qu’ils pourraient nous permettre de répondre à notre désir fondamental de connaissance. Car au fond, comment concevoir les éléments premiers qui nous structurent et composent l’univers ? Mieux : pouvons-nous les représenter ? En imaginer des formes artistiques qui entrent en résonance avec l’iconographie scientifique ? Nous autorisons-nous à en proposer des conversions plastiques à l’aide de dessins, d’impressions 3D, d’installations numériques et sonores ? Cet axe de recherche implique de nouveau de se demander : qu’est-ce que voir ?, notamment lorsqu’on considère comme l’énonce Aurélien Barrau que “la lumière à laquelle nous sommes sensibles n’est qu’une fraction absolument dérisoire de l’ensemble des lumières existantes…” D’une certaine manière, notre programme tente de poser la question suivante : comment donner à voir – à sentir, à entendre – des éléments dont on ne saisit que des interactions ?

L’équipe du programme de recherche au CMS, CERN, novembre 2017

Dans ce cadre, nous avons en premier lieu fait appel à l’historienne des sciences Charlotte Bigg, membre du CNRS et du conseil de laboratoire du Centre Alexandre Koyré. Dans sa conférence, Charlotte Bigg traita de la question de l’image de l’atome en démontrant combien les différentes théories de l’atome, au fil de son histoire, pouvaient modifier sa représentation. C’est lorsque les scientifiques s’emploient à visualiser leur recherche, qu’il devient alors possible pour les acteurs du monde de l’art de se saisir du “matériau” science.

Pour poursuivre cette immersion dans le domaine de la physique des particules, le programme a invité pendant une journée entière l’astrophysicien Aurélien Barrau, détenteur d’un doctorat d’esthétique et d’une thèse en astrophysique à haute énergie, à venir discuter avec les étudiants des étapes de leurs recherches. Revenant sur l’histoire du modèle du Big Bang, sur les représentations du fond diffus cosmologique, sur les astroparticules et sur l’histoire du temps, Aurélien Barrau a développé une réflexion sur les modalités de construction de l’imagerie scientifique, parfois si séduisante, notamment lorsqu’elle s’emploie à représenter des objets invisibles, tels un trou noir ou une collision d’étoiles.

Observer les sciences au travail : visite du CERN

En novembre 2017, un séjour de trois jours en Suisse au Paul Scherrer Institut (PSI) et au CERN a conduit les étudiants et enseignants participant au programme de recherche à observer directement le fonctionnement de deux grands accélérateurs de particules, celui du PSI et celui du CERN, le Grand collisionneur de hadrons (LHC). Accompagnés dans leur visite par plusieurs physiciens, les étudiants ont par ailleurs bénéficié de conférences par des chercheurs tels Philipp Schmidt Wellenberg, Hans Peter Beck, Michael Hoch et Chiara Mariotti, spécialistes en physique des particules, acteurs de ces technologies de pointe, contributeurs de la découverte du boson de Higgs. Au CERN, nous avons visité deux détecteurs, Atlas et CMS, ainsi que l’usine ELENA qui fabrique de l’antimatière.

L’équipe du programme de recherche, accompagnée des physiciens du PSI et du CERN, devant l’antimatter factory, CERN, novembre 2017

L’objet de ce parcours fut aussi de prendre conscience des lieux et des instruments de la recherche. Il nous a été possible d’observer de gigantesques salles de contrôle dont les écrans permettaient d’imaginer comment les particules entrent en collision, comment leurs traces émergent et disparaissent à une vitesse prodigieuse, comment ces milliards de collisions sont triées, enregistrées avant qu’elles ne s’évanouissent. La vision de ces collisionneurs encavés sous des blocs de bétons aux formes minimalistes qui protègent des ondes radioactives ; les perspectives tracées par des kilomètres de câbles à l’agencement chaotique qui, pourtant, s’organisent en des ordonnancements savants ; les sombres réserves d’hélium placées en hauteur au sein de dirigeables noirs flottant au plafond ; les dizaines de cuves argentées desquelles s’élèvent, parfois, de légères fumées, tout cela réduisait encore la distance entre l’univers scientifique et artistique.

Des centaines d’images, de vidéos et de captures sonores furent effectuées lors de ce séjour, devenant à leur tour un matériau intégré au processus de création.

Prises de son dans les sous-sols du CERN, novembre 2017

Pour parachever le lien entre culture scientifique et artistique, un module Arts & Sciences s’est tenu du 22 au 25 janvier avec les étudiants de Polytech de l’Université de Lille – Sciences et Technologies, qui engagera les étudiants en art à développer leur production en dialogue avec des étudiants ingénieurs.

Nuit des idées, janvier 2018 : début des expositions

C’est à partir du 25 janvier que s’est tenue l’ouverture de l’exposition Collisions, inaugurée dans le cadre de la Nuit des Idées, à la Galerie Commune de l’Ecole Supérieure du Nord-Pas de Calais, site de Tourcoing, où seront présentées les productions plastiques des vingt étudiants du programme de recherche. Cette exposition s’est déplacée ensuite du 29 mars au 27 avril à l’Espace Croisé, Centre d’art contemporain situé à la Condition publique, à Roubaix. Puis elle a été présentée à Espace Culture de l’Université de Lille – Sciences et Technologies, du 28 mai au 13 septembre. Mentionnons que cette dernière structure culturelle a répondu favorablement à notre demande visant à faire en sorte que notre programme de recherche s’adresse de manière paritaire aux communautés respectives en arts et sciences dites « dures ».

Ainsi ce programme tente d’inventer un enseignement qui permette d’imprégner le champ de l’art et de la recherche par la dynamique scientifique afin d’imaginer des processus de création particuliers. Comment l’art peut-il interroger les mécanismes qui engendrent la lumière et l’espace – temps ? Qu’en est-il des analogies entre le microcosme et le macrocosme ? En quoi l’acte créatif du scientifique peut-il rejoindre celui des artistes ?  Ces questionnements ont pour objet de favoriser la mise en oeuvre de nouvelles pièces où s’articulent des perceptions sonores, olfactives, tactiles et visuelles. Ainsi, les recherches et productions des acteurs de ce parcours démontrent qu’il est possible d’inventer de nouvelles pratiques d’enseignement commun à l’art et aux sciences et de redonner du sens au mot recherche lorsque ce dernier est impliqué dans la création, en inventant des modalités innovantes d’approche du savoir.

Visite de TISBio

Visite de la plateforme de microscopie photonique en novembre 2016 réalisée par Corentin Spriet, ingénieur de recherche Université de Lille / CNRS. Les étudiants de l’Esä effectueront par la suite plusieurs séances pour travailler sur les échantillons et l’acquisition des images qu’ils utiliseront dans leurs travaux plastiques.