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Ce site fait état du programme de  recherche Images, sciences et technologies (Prist) de l’Ecole Supérieure d’Art du Nord-pas de Calais, Dunkerque/Tourcoing (Esä) en partenariat avec des laboratoires de sciences dites « dures ».

L’objectif de ce programme de recherche  est de réfléchir autrement aux enseignements de l’art en inventant des manifestions à l’interface des arts et des sciences.

Depuis 2015, l’Esä mène une recherche à l’interface de l’art et de la science, amenant de jeunes artistes à imaginer des formes plastiques, en collaboration directe avec des scientifiques, leurs sources et leur iconographie.

Le programme de recherche Images, sciences et technologies (Prist) mis en place à l’Ecole Supérieure du Nord-pas-de-Calais (Esä) depuis 2015 s’ancre dans l’histoire des pratiques artistiques qui font usage du “matériau” science, en tant que ce dernier recèle en effet une grande capacité d’ensemencement. 

Plusieurs laboratoires ou équipes scientifiques de recherche ont contribué au programme :

Manipulation par Corentin Spriet pour le projet artistique de Heng Liang, Ubi Rosa Est, 2017

Il est en effet des défis que l’on se lance parfois et celui-ci est non des moindres. Comment intéresser des étudiants en école d’art aux avancées les plus pointues des sciences contemporaines, par exemple à la physique des particules ? Comment les amener à y travailler du point de vue de la création contemporaine ? Ce programme est mis en oeuvre par une équipe d’enseignants de l’Esä dont le noyau dur est constitué de Silvain Vanot et de Stéphane Cabée, avec la contribution cette année de Cyril Crignon et de Marie Lelouche, en partenariat avec le Centre d’art contemporain Espace Croisé et la plateforme de microscopie TISBio. Chaque année il s’adresse à une vingtaine d’étudiants, de la 3ème à la 5ème année.

L’idée qui présida en 2015 à l’émergence du programme reposait sur deux questions. La première consistait à se demander quels seraient les outils théoriques et pratiques capables d’émanciper la pensée de l’art d’une conception de l’artiste encore trop prévalente qui privilégie sans trop les préciser des notions telles celles d’émotion, de sentiment, d’expression de soi et d’irrationnel. La seconde question portait sur la manière de renouveler les programmes de recherche les plus courants menés aujourd’hui au sein de ces écoles, programmes généralement centrés sur l’analyse de « faits sociaux » et sur les grands thèmes que sont la Ville, le Paysage ou l’Identité. Enfin, le dernier facteur pris en considération pour construire l’axe de recherche Images, sciences et technologies fut la place qu’occupent actuellement dans la formation les nouveaux médiums. Aux côtés d’enseignements rattachés à la tradition – peinture, sculpture, gravure -, les étudiants apprennent aujourd’hui les bases du langage informatique, sont amenés à se servir d’une imprimante 3D et sont formés sur différents logiciels de traitement de l’image et du son. Ces nouveaux médiums, ces “dispositifs” comme les appelle Giorgio Agamben, sont eux-mêmes le fruit de recherches scientifiques et contraignent à leur manière les processus de création, impliquant un raisonnement qui leur est propre et qui requiert une rigueur certaine.

C’est en tenant compte de ces multiples facteurs que nous avons fondé le programme de recherche Images, sciences et technologies qui vise à mettre en oeuvre des formes de collaborations directes entre jeunes artistes et scientifiques et d’observer ce qui en résulte, tant du point de vue de la création artistique que de la création scientifique.


Rencontre à la Galerie Commune entre les étudiants de Polytech’Lille, Ecole d’Ingénieurs et les étudiants de l’Esä pour la préparation de l’exposition Collisions., janvier 2017